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Mes parents m’ont donné une éducation religieuse. Tous les matins et soirs nous récitions la prière à genoux autour de la table.
Maman dirigeait la prière ... puis, brusquement, ça c’est arrêté.
Les grandes fêtes religieuses étaient marquées : Noël, Pâques, Fête-Dieu, c’était beau !
Nous allions à l’école privée où le catéchisme nous était enseigné et c’est ainsi que j’ai découvert l’Amour de Jésus, la Vierge Marie, Saint-Joseph.
Les grandes fêtes religieuses étaient marquées : Noël, Pâques, Fête-Dieu, c’était beau !
Nous allions à l’école privée où le catéchisme nous était enseigné et c’est ainsi que j’ai découvert l’Amour de Jésus, la Vierge Marie, Saint-Joseph.
Un cri vers le Ciel !
Puis vers l’age de 18-19 ans j’ai lâché la prière. Des injustices subies dans mon enfance et mon adolescence faisaient de moi un être blessé, replié, qui refusait de grandir par peur de l’avenir.
Dans cette aridité je pensais encore à Jésus et les mariages de mes frères et soeurs m’ont appris douloureusement combien il est dur de choisir la liberté. Le détachement était difficile jusqu’au mariage de mon dernier frère.
Là, un déclic s’est fait et j’ai laissé partir ce frère que j’aimais beaucoup dans un grand lâcher prise : faire son bonheur !
Les années ont passé, j’allais à la messe par routine... Et puis un ennui de santé m’a fait crier vers le ciel. J’ai senti la présence de Maman Marie et de son Fils Jésus-enfant à travers ma famille qui me portait à bout de bras. Me sentir aimée et réconfortée m’a permis de passer le cap.
Deux ans après, j’ai subi une intervention chirurgicale qui ne s’est pas bien passée. Ayant perdu le sommeil, les nuits étaient très longues. Je ne sais pourquoi j’étais attirée et rassurée par la lumière de veille de la télévision ! C’était comme une présence. La journée je cherchais des médailles que j’avais glissées dans mon sac. J’avais besoin d’être protégée.
Après trois semaines d’hospitalisation, un 8 décembre, fête de l’Immaculée Conception, j’entrai dans une maison de convalescence. En entrant dans la chambre je fus saisie d’une grande émotion, mon regard se posa sur la croix fixée sur le muret et j’éclatai en sanglots.
Cela dura bien une heure et me fit comprendre l’importance de la Croix, de l’Amour du Christ donnant sa vie pour moi, pour chaque enfant du Père. Le retour de l’enfant prodigue vers le Père ! Il m’attendait les bras ouverts.
"Viens à Lourdes"
La nuit blanche fut longue et au matin les pleurs ont recommencé. La directrice m’a attiré vers la fenêtre et la consolation m’est venue par Marie.
Elle était là devant moi, statue de Notre Dame de Lourdes au fond du jardin. Un dialogue se fit dans le silence du cœur entre la Vierge Marie et moi : elle me demandait de venir à Lourdes. Je me remis à prier mais toutes les prières apprises se mélangeaient dans mon esprit : « je confesse à Dieu - Credo... »
Quelques jours plus tard, sortant dans le jardin, après trois années de blocage, ma voix se dénoua. Je chantais l’Ave Maria en français et le Gloria en latin. _ Tout alla très vite, je retrouvai le chapelet de ma première communion et me remis à réciter des Ave Maria jour et nuit...
J’étais « convertie », ma vie prenait un nouveau tournant et je comprenais mieux le sens des épreuves traversées, les cadeaux du Seigneur dans les moments de joie et de peine, tout au long de ma vie.
Peu après un pélerinage à Lourdes s’offrait à moi : une vraie grâce !
Monique Marnas
"En vérité je vous le dis, si vous ne retournez à l’état des enfants, vous n’entrerez pas dans le Royaume des Cieux. Qui donc se fera petit comme ce petit enfant-là, celui-là est le plus grand dans le Royaume des Cieux. (Mt 18,3-4) |
Éditorial
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Actualité
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