Communauté des Apôtres de la Paix

 
 
 
 
 
 

Sur le chemin...

Sur le Chemin...


"Il faisait route ... quand soudain une lumière venue du ciel l’enveloppa de sa clarté."
(actes 9, 3)



Déjà 10 ans


Gilles Michalet

Déjà 10 ans que Marie m’a mis sur le chemin de son Fils Jésus... Pourtant ma vie n’a pas toujours été un exemple.


J’ai peu de souvenirs de mon enfance ou alors pas toujours les meilleurs !


Mes parents ont eu quelques difficultés pour gérer le budget (je suis le second d’une famille de 7 enfants) mais je crois qu’il nous ont beaucoup donné avec les moyens qu’ils avaient.


Mon éducation religieuse a été très basique : catéchisme, messe, un temps enfant de chœur... Le tout jusqu’à environ 13 ans et puis, plus rien !


A 16 ans j’ai commencé à sortir les week-ends. Au début c’était très gentil, sympa et puis, avec le temps et les rencontres, cela s’est peu à peu dégradé : le monde des motards, l’alcool, la drogue, les filles, la vitesse, les risques...


Comme cela pendant sept années.
Pendant cette période (la main de Dieu était déjà sur moi !) j’ai rencontré Myriam qui est aujourd’hui mon épouse.


Le début de notre relation a été très difficile : la fête, les copains et très peu de dialogue. En plus, ce qui n’arrangeait rien, l’ancien copain de Myriam faisait partie de la bande de motards et était un grand ami à moi. (Nous avons fait ensemble pas mal de coups pas très « catholiques »)


Nous avons donc décidé de couper les ponts avec ce groupe pour nous retrouver un peu plus en tête à tête. Malgré cela le dialogue ne s’est pas beaucoup amélioré.

Et puis, à cause d’un virus, nous avons perdu notre premier enfant à sept mois de grossesse. L’épreuve fut très dure pour tous les deux. Nous n’avons reçu aucune aide, ni du milieu médical, ni de nos familles et une grande solitude nous a envahis durant plusieurs mois.


Myriam, dans sa colère, s’est tournée vers Dieu avec une grande détermination. (Quant à moi, je freinais des deux pieds !) Grâce à une amie, elle a rencontré la Communauté des apôtres de la paix et a fait l’expérience de l’effusion de l’Esprit Saint.


Cette rencontre avec Dieu lui a donné la force et l’espérance d’avoir un autre enfant : Marine est née quelques mois plus tard ! Malgré mes peurs nous nous sommes mariés l’année suivante et avons eu un deuxième enfant, François.



Piégé !


En Octobre 1994 j’ai demandé à ma femme ce qui lui ferait plaisir pour son anniversaire et elle m’a demandé de l’accompagner à un Week-end d’évangélisation organisé par la Communauté des Apôtres de la Paix.


C’était les 10 et 11 juin au sanctuaire marial de Notre Dame du Laus. Piégé ! Je ne pouvais pas refuser. Les mois sont passés très douloureusement avec des milliers de disputes, des journées entières sans se parler... (Plus tard on nous a expliqué que cela s’appelle le combat spirituel !)


Le jour J est (enfin) arrivé. Nous sommes partis en car avec plein de chrétiens nouvellement convertis, jeunes et moins jeunes. Tous avaient une grande joie d’aller à ce pèlerinage. Le voyage, émaillé de témoignages et de temps de prière m’a paru très long !


Nous sommes arrivés en début d’après-midi et la louange a ouvert le week-end ; les personnes dansaient, chantaient de tout leur cœur... Moi je suis resté dehors avec Jean, compagnon d’ « infortune », qui lui aussi accompagnait sa femme.


Après deux heures de louange on nous a proposé un temps de « partage fraternel » Je n’avais pas du tout envie de ça et je suis parti me promener dans le petit village du Laus.


Où irai-je loin de ton esprit, où fuirai-je loin de ta face ?
(Ps 138,7)

C’est sur ce chemin que ma vie a basculé ! J’y ai fait une drôle de rencontre : celle de la Vierge Marie !


En un instant ma vie bascule ; en mon cœur, en mon âme, en tout mon être une présence douce et incompréhensible vient bouleverser ma promenade, ma vie ! J’ai peur, je n’ai plus aucun repère et pourtant je ressens un appel à changer, à me convertir.


Je ne comprends plus rien, mes jambes tremblent, mon coeur se met à battre très vite. C’est la panique et comme si déjà des choses en moi se transformaient ou plutôt se mettaient à la bonne place.

Ce fut un choc terrible et je suis vite rentré dans ma chambre où je me suis écroulé en sanglots. Ils ont duré des heures. Myriam est venue me chercher pour le souper et elle a compris tout de suite ce qui m’arrivait : je venais de me convertir au Christ en rencontrant Marie, la Mère de Dieu.


La soirée et la nuit ont été très dures car je ne comprenais pas du tout ce qui venait de me tomber dessus. Le lendemain je suis allé à la messe, puis j’ai reçu la prière des frères : une nouvelle vie commençait pour moi. Ma première grâce fut de me lever le matin sans désirer mon café, ma cigarette et, surtout, sans ma mauvaise humeur du réveil. La joie m’habitait et j’ai commencé à prier. Depuis ce jour ma vie s’est transformée.


Aujourd’hui nous avons huit enfants ; je ne fume plus ; notre relation d’époux s’élargit, s’approfondit ; par le partage et le dialogue notre connaissance et notre amour mutuels s’intensifient. Nous sommes tous les deux membres de la Communauté des apôtres de la paix avec le désir que Jésus soit aimé de tous les coeurs.

Depuis dix ans j’essaie de faire la volonté de Dieu. Je le remercie pour sa patience et pour toutes les merveilles qu’il a faites en moi.


Quelques exemples


  • Il m’aide à prendre ma place dans l’Eglise et dans ma famille.
  • Il me conduit à faire un travail de guérison et de délivrance sur moi-même grâce aux personnes qu’il met sur ma route.
  • Je suis parti quelques jours en mission au Cameroun avec Jean-Paul et j’ai vraiment senti l’amour de Dieu pour ce peuple, la puissance de délivrance et de miséricorde qu’il accorde à ses enfants. J’ai aimé ce pays, ses habitants, la liberté malgré le passé (esclavage), l’amour pour Dieu ; ils donnent vraiment leur vie et tout ce qu’ils ont.
    Ce fut une expérience que je n’oublierai jamais. J’espère y retourner un jour.


Gilles Michalet


"Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin de médecin, mais les malades. C’est la miséricorde que je veux, et non le sacrifice. En effet, je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs."  (Mt 9, 12-13)




 
Dernière modification : 30/07/2009
 
 


 
Ajoutez ce site à vos favoris Page d'accueil Plan du site Contactez-nous Recommander ce site Identifiez-vous Retrouvez notre fil info RSS
 

Actualité

Chargement : 99 ms