Communauté des Apôtres de la Paix

 
 
 
 
 
 

A Jésus par Marie

A Jésus par Marie


"Mon âme est en moi comme un enfant, comme un petit enfant contre sa mère." (Ps 130, 2)



1982


Soeur Myriam

J’ai eu la grâce de grandir dans une famille chrétienne, mes parents m’ont transmis la foi catholique. Néanmoins, malgré ma fidélité à l’Eucharistie, ma foi s’est attiédie et la prière a peu à peu déserté mon quotidien.

 
Un jour de carême 1982 je lis les apparitions de la Vierge Marie à Fatima et je commence à prier le chapelet.


C’est le premier sourire de mon Dieu... notre première rencontre... par cette douce maman qu’Il me donne comme à Jean au pied de la Croix.


Alors le Ciel « s’ouvre », l’Esprit Saint s’engouffre en moi et ma vie de foi est complètement renouvelée, bouleversée. Paix, Joie, goût de la Parole de Dieu, amour de l’Eucharistie, désir de la confession personnelle, du jeûne, de l’adoration, amour de l’Eglise... Toutes ces grâces me sont données. Je rencontre le Christ et, par Lui, je découvre l’amour du Père.

Quand je me réveille ma première pensée est pour Dieu ; quand je m’endors, c’est comme si je m’endormais dans les bras de Dieu, de mon Père. Le Christ me fait goûter à sa présence.


Je « touche » Dieu de tellement près que j’ai l’impression que je vais mourir.


"... que je marche ou me couche, tu le sens, mes chemins te sont tous familiers." (Ps 138, 3)

A l’automne 1984, je vais à la Salette où je suis bouleversée par la Vierge en pleurs. J’aurais voulu pouvoir arrêter ses larmes mais, malgré mon désir, je ne le pouvais pas. Il y a trop de péché dans le monde.


En repartant de la Salette cette prière naît dans mon cœur : « Marie, je ne veux plus que tu sois seule à prier, que tu sois seule à pleurer ; je veux prier, je veux pleurer avec toi. » Quelques mois après, pendant ma prière, des larmes se mettent à couler.


Elles sont devenues de plus en plus fréquentes et le Seigneur m’a fait découvrir qu’elles n’étaient pas de moi, qu’elles ne dépendaient pas de mes émotions. Impossible de les contrôler ! Un soir, j’ai interrogé le Seigneur : « Qu’est-ce que ces larmes ? Pourquoi ces larmes ? »... et elles se sont arrêtées net.


J’ai compris que le Seigneur m’avait donné la grâce de la compassion. Ces larmes étaient celles de Marie et celles de Jésus pleurant sur le monde comme il avait pleuré sur Jérusalem.

Avec Marie, par Elle, je me suis alors donnée à mon Seigneur pour les âmes et l’Eglise que j’aime en m’engageant dans la paroisse : équipes liturgiques, groupe de prière... Mais un désir plus radical était né et grandissait en moi.


En 1992, je rencontre la Communauté des Apôtres de la Paix où je suis attirée par la beauté, la profondeur de la louange et la joie qui rayonne sur les visages.


Deux ans plus tard je quitte tout pour m’engager dans cette communauté comme consacrée où je me donne dans divers services au Clos St Joseph, notre maison communautaire.
Je suis si heureuse de cette vie fraternelle toute simple dans laquelle je peux louer mon Seigneur, danser pour lui et l’aimer à travers tous ceux qu’il met sur ma route.


A présent je ne goûte pas tous les jours à des moments de grâce comme celui décrit plus haut. C’est souvent dans l’aridité que ma foi s’enracine mais je sais que mon Dieu est là. Le désir de mon cœur est de transmettre cette joie d’être enfant de Dieu par Marie.



En guise de conclusion, je vous livre un des plus beaux moments vécus avec le Seigneur


Un soir, avant de commencer mon chapelet, je m’apprête à embrasser la Croix mais...je ne peux pas. Je me sens trop indigne pour le toucher.


Et, en moi, c’est une grande souffrance. Je commence à prier et soudain, je vois le regard du Christ posé sur moi. Je ne trouve pas les mots pour décrire ce regard, il est trop...beau, trop rempli d’amour.


Je sens tout mon être, jusqu’à mon corps, attiré par ce regard et j’ai l’impression que, s’Il continue à me regarder, je vais m’élever de terre. (J’ai compris alors qu’un mort peut se lever de son tombeau.)

 
Quand je termine mon chapelet, cette parole jaillit de mon cœur : « seulement t’embrasser, Seigneur, et je serai sauvée » et j’embrasse la Croix comme jamais je ne l’ai fait auparavant.


Soeur Myriam de Jésus crucifié


... « Le Tout-Puissant a fait pour moi de grandes choses. Saint est son nom. » ...(Lc 1, 49)




 
Dernière modification : 01/07/2009

Triduum Pascal

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